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Tour du monde de Mélanie et Florent

Tahiti : principale île de la Polynésie française

Tahiti : principale île de la Polynésie française

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Papeete de nuit où nous avons récupéré une petite voiture de location, seul moyen de se déplacer facilement et rapidement sur l’île de Tahiti.

La Polynésie française est une collectivité d’outre-mer de la République française, composée de 5 archipels pour un total de 118 îles (dont 67 habitées).

Elle est située dans le sud de l’océan Pacifique, à environ 6 000 km à l’est de l’Australie.

Les différents archipelssont:

– Société avec les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent où se trouvent Tahiti et Bora-Bora notamment,

– Tuamotu,

– Gambier,

– Australes,

et les îles Marquises.

Les îles de Polynésie sont issues de l’activité volcanique. Les îles les plus jeunes comme celle de Tahiti comprennent des massifs volcaniques en leur centre, le plus haut culminant à plus de 2000 mètres. Cependant ces massif s’érodent et s’enfoncent progressivement (du fait de leur poids), jusqu’à disparaître sous la surface de l’eau. Quand la seule partie émergée de l’île est la barrière de corail, on appelle ces îles des Atolls. L’archipel des Tuamotus agé de 50 à 60 millions d’années est aujourd’hui  composé d’atolls uniquement.

Carte de la Polynésie Française

Carte de la Polynésie Française

Nous avons passé notre première nuit chez Nina et Thomas, un couple de français vivant sur Tahiti depuis quelques mois. Méla avait rencontré Nina peu de temps avant notre départ à une conférence sur la biodiversité à Paris à laquelle elle n’était pas censée assister. Elles en sont venues à discuter de notre voyage et de notre passage en Polynésie française. Le hasard faisant bien les choses, Nina est polynésienne et sa maman vit à Tahiti où elle tient une chambre d’hôtes. A l’époque Nina vivait à Paris, mais entre-temps elle est a trouvé un job dans une banque à Tahiti et Thomas l’a suivi.  Comme nous sommes arrivés tard sur l’ile, Nina et Tom nous ont proposé de nous héberger la première nuit.

Avec 1 042 km2 et 183 645 habitants en 2012, Tahiti est à la fois la plus grande et la plus peuplée des îles de la Polynésie française. L’île concentre l’essentiel des activités économiques de l’archipel polynésien ; la ville de Papeete, située sur la côte nord-ouest de l’île, est la capitale de la Polynésie Française et en abrite toutes les institutions politiques. Bien que fortement en baisse le tourisme contribue fortement à l’économie de l’île, d’autant que Tahiti abrite le seul aéroport international de la Polynésie Française, lui donnant le statut de porte d’entrée du territoire.

Après une bonne nuit de sommeil, nous avons découvert les avantages de vivre dans une petite maison en bord de mer : prendre un petit déjeuner en terrasse en admirant la vue sur le port et avec un peu de chances des dauphins qui viennent y jouer.

Après le petit déjeuner, nous nous sommes baignés avec masque et tuba pour observer les poissons. Autour de l’île principale de Tahiti, les fonds ne sont pas supers, mais cela nous a permis de nous familiariser avec les espèces de poissons.

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Vue de la Terrasse de Nina et Tom

Nous sommes ensuite allés nous promener et en traversant un parc nous avons pu observer comme un grand parking à pirogues. Ce sont en fait des Va’a, et c’est le sport le plus populaire à Tahiti : presque tous les hommes le pratiquent que ce soit lors des pauses déjeuner (comme Tom), en soirée ou le week-end. Il se pratique aussi bien seul qu’à 3, 6 ou 12, et de nombreuses courses locales et internationales sont organisées, au cours desquelles les tahitiens ne sont jamais battus.

Parking à Va'a

Parking à Va’a

Le Va’a, aussi appelé pirogue polynésienne est une pirogue dont la stabilité est assurée par un balancier unique relié à la coque par deux bras en bois. Le rameur est équipé d’une pagaie simple comme en canoë, dont la pale est inclinée vers l’avant.

À l’origine, les pirogues polynésiennes étaient en bois creusé. Plus tard, elles ont été modernisées avec des matériaux composites. Il existe deux types d’épreuves, celles de vitesse en lagon (jusqu’à 1500m), et les marathons en haute mer, avec ou sans changement d’équipes. Les marathons font d’une trentaine de kilomètres à plus de 150 km. Les plus connue se nomment la Tahiti’Nui Va’a, qui en trois étapes fait le tour de l’île de Tahiti (166km de course au total) et la Hawaiki’Nui Va’a qui est une course en haute mer et en lagon qui en trois étapes successives relie les îles de Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora-Bora pour 125km. Les Tahitiens gagnent à chaque fois

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En ville, nous nous sommes renseignés sur les bateaux permettant d’aller à Raiatea, une des nombreuses îles de l’archipel de la Société. Nous n’avons pas réussis à obtenir des places sur le Taporo, un des cargos reliant Tahiti a Raiatea (moyen le moins cher des faire la traversée) car il faut les réserver longtemps à l’avance (il n’y a que 7 places par bateau). Nous avons donc été obligés d’opter pour l’avion. Air Tahiti propose des « pass » intéressants mais qui restent cher car Tahiti est une destination onéreuse. Notre billet nous permettra de faire les îles de Raiatea et Huahine.

Nous avons pique-niqué dans le port où était stationné un énorme paquebot qui attirait la curiosité des touristes comme nous, mais aussi des habitants car il était plus gros que tous ceux qui stationnaient dans le port habituellement.

Gros bateau de croisière

Gros bateau de croisière

La ville de Papeete n’est pas la plus belle que l’on ait rencontrée, seuls quelques bâtiments comme des églises, l’hôtel de ville ou la cathédral sortent du lot.

Par contre il y a plusieurs endroits sur l’île très sympas : des plage de baigneurs, des plages de surfeurs…

En rentrant du boulot, Tom nous a prêté ses canoës kayak pour que nous puissions aller faire un tour dans la baie. C’était super car par endroit l’eau est vraiment claire et on peut observer les poissons simplement en se penchant.  Pouvoir pratiquer ce genre d’activité en rentrant du boulot est un des autres privilèges de vivre là-bas.

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Le soir nous sommes allés dîner avec Nina et Thomas aux typiques « roulottes ». Ce sont des  petites caravanes restaurant qui viennent s’installer le soir dans le port où ils disposent des tables. On y mange des plats typiques de Tahiti comme du thon rouge cru ou mi- cuit (absolument délicieux) mais aussi des plats chinois ou de la raclette!

Dîner aux roulottes

Dîner aux roulottes

Après le dîner nous avons pris nos quartiers chez Mireille, la mère de Nina, sur les hauteurs de Mahina. Elle vit avec avec Pierre-Henry et ses deux plus jeunes filles dans une maison sur les hauteurs de Tahiti. Il y fait un peu plus frais la nuit ce qui est bien agréable pour dormir.

Mireille est maître de Reiki, et elle nous avait proposé de participer à un stage d’initiation afin de découvrir cette médecine alternative. Étant curieux tous les deux, nous avons accepté.  Le stage est bien tombé car pendant les deux jours il n’a pas arrêté de pleuvoir des trombes d’eau, bizarrement alors que la saison des pluies était finie depuis quelques temps.

Le Reiki est une méthode de soins non conventionnelle d’origine japonaise, basée sur des soins dits « énergétiques » par apposition des mains.

Que l’on y croie ou pas, ces deux jours furent très intéressants même s’il est parfois difficile de savoir si ce que l’on a ressenti provient d’une énergie extérieure ou de notre inconscient. Nous avons suivi  le stage avec des tahitiennes avec qui nous avons bien sympathisé. Cécile nous a même offert un livre « L’arbre à pain » qui raconte les anecdotes de familles tahitiennes et qui permet de bien se plonger dans la culture locale.

A Tahiti, l’énergie est quelque chose de très important, les polynésiens s’y intéressent beaucoup et l’appellent le mana.

Avant de quitter Tahiti nous avons été chez Mihiarii Perles sur les conseils de Nina : c’est un magasin où l’on peut acheter des perles de Tahiti à petit prix. Il y a plusieurs bacs de perles classées selon leur grosseur, qualité ou forme et forcément à des prix différents. Le fonctionnement est simple : on choisit les perles qui nous plaisent et la manière dont on va les faire percer pour les faire monter en bracelet, collier, pendentif ou boucles d’oreilles. Nous avons donc passé au moins deux heures à étudier toutes les perles et faire notre sélection mais le résultat en vaut la peine.

Nous avons partagé les repas chez Mireille, un soir nous avons goûté un super gâteau à la framboise, cuisiné par PH à l’occasion d’un stage de pâtisserie qu’il avait effectué peu de temps avant.

Nous avons bien discuté de la vie à Tahiti. Et il semblerait que de manière générale les Tahitiens vivent au jour le jour sans se préoccuper du futur. Par exemple, nous étions surpris de voir qu’ils ont tous de gros 4×4 : ils les achètent très souvent au moment où ils touchent l’argent de toute une retraite. On imagine aussi les polynésiens très beaux, malheureusement la très grande majorité souffre d’obésité.

Il existe des règles visant à favoriser l’emploi des polynésiens vis-à-vis des gens de la métropole pour limiter le chômage. Cependant même si l’idée pouvait paraître bonne elle a aussi un effet pervers : les entreprises se retrouvent parfois à embaucher un polynésien moins qualifiés et il y a eu de nombreux cas où cela nuit à la performance des entreprises.

Nina et Thomas nous ont gardé une partie de nos affaires car le poids autorisé par passager par Air Tahiti est de 10kg seulement. Le lendemain nous avons récupéré nos perles, fait un tour au marché et nous avons filé rendre la voiture de location et prendre notre vol pour Raiatea.

Un Commentaire

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