Pages Navigation Menu

Tour du monde de Mélanie et Florent

Vie paisible au Laos

Vie paisible au Laos

Nous avons quitté le Vietnam au petit matin grâce à un minibus à destination de Muang Khua, première petite ville laotienne que les bus au départ de Dien Bien Phu permettent de rallier. Se lever à 4h30 du matin le jour de l’anniversaire de Flo constituait un beau cadeau ! A bord du bus il n’y avait que des touristes cette fois-ci, nous avons notamment retrouvé Vladimir et Loréa avec qui nous avions passé la soirée la veille.

Le paysage était plutôt vallonné et verdoyant, la route sillonnant à travers les montagnes. Cependant  impossible de faire la sieste étant donné la qualité de la route.

DSC03161

Paysage entre Vietnam et Laos

La frontière de Tay Trang est toute jeune puisqu’elle n’a été ouverte qu’en 2007. A l’origine il n’y avait qu’un seul bus par semaine puis la liaison s’est développée peu à peu ces deux dernières années jusqu’à proposer un départ chaque matin. Il est surement possible de tenter la traversée par un autre moyen que le bus public cependant la présence de la police douanière n’est pas garantie dans la journée…

Minivan au poste frontière

Minivan au poste frontière

Lorsque nous sommes arrivés au poste de frontière, nous nous sommes rendu compte que tous les moyens étaient bons pour nous faire payer un maximum. Dans un premier temps un agent nous fait mettre à la queue leu leu afin de prendre notre température avec une sorte de pistolet sur le front, ce qui peut surprendre. Au moment de soumettre notre dossier complet pour obtenir notre visa, on nous informe qu’il faut payer un supplément car nous étions dimanche.  Nous passons ensuite au deuxième guichet situé seulement un mètre plus loin pour récupérer nos papiers, et là surprise, on nous demande de payer à nouveau un supplément pour le travail du dimanche. Impossible de refuser si on ne veut pas se retrouver bloqués à la frontière : au Laos, les arnaques commencent donc dès l’entrée dans le pays.

Il faisait une chaleur écrasante quand nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un petit resto local après la frontière. On se doutait bien que les bus laotiens allaient eux aussi nous réserver quelques surprises, mais nous étions loin de nous imaginer qu’après avoir mangé alors que nous étions tous prêts à repartir, le chauffeur nous annoncerait qu’il allait faire une petite sieste. Nous étions donc une bonne douzaine de personne condamnées à attendre une heure qu’il se repose, et ce, malgré les protestations des plus pressés.

Nous avons mis à profit ce temps pour faire le tour du village et ainsi nous rendre compte que certaines scènes de vie laotienne sont universelles : des femmes étaient en train de faire la lessive à la rivière pendant qu’un homme s’employait à faire briller sa voiture !!!

Nous avons d’ores et déjà remarqué quelques différences avec le Vietnam : la langue en alphabet siamois et non plus en alphabet latin, de nombreuses petites maisons en bambou tressé plutôt qu’en pierre, moins de circulation sur les routes et dans l’ensemble des rues plus propres. Nos premières impressions étaient déjà très positives.

En revenant au petit restaurant où notre chauffeur faisait sa sieste, voyant qu’il n’était pas réveillé, nous avons commandé une bière bien fraîche : notre première « BeerLao » (littéralement la bière du Laos). Cinq minutes plus tard le chauffeur a émergé sous les applaudissements de tous. Comme les bouteilles sont consignées, il nous a dit de finir tranquillement notre bière avant de partir : il n’était vraiment pas pressé !

Il était presque 14 heures lorsque nous sommes arrivés au niveau d’une rivière. Un engin de chantier était en travers de la route sur le pont pour empêcher les véhicules de traverser. Le chauffeur nous a expliqué que nous étions qu’il restait environ 1 km pour rallier Muang Khua et nous a proposé de marcher ou de nous amener jusqu’au traversier où l’on pourrait trouver des pirogues à moteur assurant la traversée. Vu la chaleur tout le monde a voté pour l’option bateau, le chauffeur nous a donc déposé au bout d’un petit chemin en terre. Muang Khua se trouvait à seulement 50 m sur l’autre rive. Lorsque la première pirogue est arrivée, son propriétaire nous a annoncé un tarif de 5000 Kips chacun pour la mini traversée de 30 secondes (soit environ 50 centimes d’euros mais qui représente une grosse somme pour les locaux). Après négociation nous avons réussi à payer seulement 2000 Kips.

Comme le pont semblait entièrement neuf, nous étions persuadés que la grue qui en empêchait la traversée avait été placée volontairement à l’heure du passage du bus de touristes pour faire travailler les pirogues…

Au total le trajet de 108 km séparant Dien Bien Phu de Muang Khua aura duré plus de 8 heures! Pour les trajets en Asie du sud-est le mot d’ordre est patience.

Muang Khua est un village coupé en deux par la rivière, il est alimenté en électricité de 17 h 45 à 21 h 45 uniquement. Seul un pont suspendu vertigineux (il n’y a pas de garde-fous) utilisable uniquement par les piétons et les deux-roues, au-dessus d’un affluent de la rivière Nam, relie le village.

Ici, la vie nous a semblé plutôt paisible pour les hommes : des laotiens ont passé l’après-midi et la soirée à boire des bières et jouer à la pétanque, un chauffeur dormait dans un hamac installé à l’arrière de son Tuk Tuk… A l’inverse, les femmes étaient en train de travailler et notamment piocher pour creuser un trou pour fabriquer un WC en plein cagnard.

Heureusement que nous avions changé quelques dollars au passage à la frontière contre des Kips car il n’y avait pas de distributeur automatique dans le village et le bureau de change était fermé jusqu’au lendemain matin. Notre petit groupe de touristes s’est réparti entre deux guesthouses avant de se donner rendez-vous un peu plus tard pour manger tous ensemble.

Un gros orage est venu rafraichir l’atmosphère en fin d’après-midi à l’heure du diner. Le menu du restaurant était plus varié que ce que l’on avait l’habitude de trouver dans le nord du Vietnam, cependant les prix étaient également plus élevés.

Nous avons pris la décision avec Vlad et Loréa de prendre un bateau pour descendre la rivière Nam et nous rapprocher de Luang Prabang, faisant ainsi l’impasse sur Muang Ngoi, un petit village plus au nord accessible uniquement en bateau et vanté par toutes les personnes que nous avons pu croiser.

Petits laotiens jouant sur une pirogue

Petits laotiens jouant sur une pirogue

Le lendemain matin vers 8 h nous étions tous à l’embarcadère pour négocier notre billet de bateau, qui nous reviendra au final à 120 000 Kips par personnes car nous étions 10 passagers.

Prendre le bateau est beaucoup plus onéreux que d’opter pour le bus, mais cela permet d’apprécier le paysage sous un angle différent. Comme le bateau est aussi plus lent nous nous sommes arrêtés à Nong Khiaw quelques jours avant de repartir pour Luang Prabang.

Nous avons donc embarqué sur une longue pirogue avec un poste de pilotage et deux longs bancs en bois. Comme la rivière est par endroit assez agitée ce sont les seuls bateaux capables de naviguer facilement dessus. La femme du chauffeur l’assiste pour collecter l’argent lors du trajet et équilibrer le bateau lorsque quelqu’un change de place.

Poste de pilotage derrière les bagages

Poste de pilotage derrière les bagages

Le temps n’était pas très ensoleillé mais les paysages vallonnés le long de la Nam Ou valent vraiment le coup. En chemin nous nous sommes arrêtés pour prendre des élèves et les déposer à l’école. Il nous a fallu environ 6 h pour rejoindre Nong Khiaw. Les deux dernières heures nous ont paru assez longues à cause de la planche en bois sur laquelle nous étions assis et de la faim qui commençait à se faire réellement sentir.

C’est donc aux alentours de 14h que nous avons débarqués avec pour premier objectif de trouver quelque chose à manger.

6 Commentaires

  1. super le voyage nous en profitons grace a chantal DUCHARME.

    PROFITEZ BIEN DE CHAQUE MOMENTS .
    BISES.

    • Merci Tata 😉

  2. Encore bravo et merci de ces belles images ! Toujours autant de plaisir à vous lire…. Bisous à tous les 2.

  3. Coucou à vous 2.

    Superbe récit. Nous sommes actuellement et nous avons nous aussi nos surprises avec les locaux sur les tarifs notamment !

    Sinon un peu de retard entre le Laos et Tahiti, non ?

    Gros bisous et amusez vous bien.

    • On a fait les mêmes choses que toi : mango shake, bière Chang, massages… La belle vie quoi ! Du coup tu comprends pourquoi on a du retard sur le blog 😉

  4. Coucou à vous 2.

    Superbe récit. Nous sommes actuellement en thailande et nous avons nous aussi nos surprises avec les locaux sur les tarifs notamment !

    Sinon un peu de retard entre le Laos et Tahiti, non ?

    Gros bisous et amusez vous bien.

Laisser un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *