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Tour du monde de Mélanie et Florent

L’île de Chiloé : ses églises et ses spécialités

L’île de Chiloé : ses églises et ses spécialités

IL faut traverser le canal de Chacao pour rejoindre le nord de l’île de Chiloé. Nous avons donc embraqué la voiture sur un bateau, l’occasion pour nous d’observer la vie marine du coin et notamment des pélicans, dauphins et phoques.

Nous avons rapidement déjeuné à Castro, la capitale de l’île, avant de rejoindre le sud. Notre parcours a été ponctué de longues attentes du fait d’importants travaux sur la route. Il faut prendre son mal en patience car ils rendent le trajet entre Castro et Quellon long.

Au total, l’île mesure 190 km de long du nord au sud et en moyenne 55 à 65 km de large. Ce qui fait d’elle la seconde plus grand île du Chili après la Terre de Feu.

Quellon est avant tout un village de pêcheurs, aujourd’hui perturbé par des travaux importants de réfection de ses voieries. Il vit aujourd’hui principalement de l’élevage et du conditionnement de saumons. C’est aussi le terminus Sud de la panaméricaine!

Village de Quellon en travaux

Village de Quellon en travaux

La transaméricaine ou « autoroute panaméricaine » est un système de voies rapides et d’autoroutes qui relie l’ensemble des Amériques : il est composé d’un axe principal qui parcourt le continent du nord au sud et de plusieurs axes secondaires transversaux. Sa longueur varie de 24 000 à 48 000 km selon les sources, qui incluent plus ou moins de réseaux secondaires.

Le petit marché du matin permet d’observer quelques spécimens fraîchement péchés dans l’Océan Pacifique. L’ambiance de petit village de bout du monde est très agréable.

Marché de Quellon

Marché de Quellon

Guillaume, Maria-Christina et Maria-Soledad, leur fille, nous ont reçus chez eux tous les jours pour déjeuner ou dîner. Nous avons été accueillis comme des rois car ce n’est pas tous les jours que des amis français débarquent à Quellon. Guillaume a de vrais talents de cuisinier et pour l’occasion il nous a cuisiné des spécialités locales comme un cochon de lait cuit lentement au barbecue et un traditionnel Curanto.

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Le Curanto est un plat traditionnel de l’archipel de Chiloé qui s’est diffusé dans les régions méridionales du Chili et plus récemment en Argentine. Il se prépare traditionnellement dans un trou creusé dans le sol, d’environ un mètre et demi de profondeur, et recouvert de pierres qui sont chauffées et portées au rouge par un feu de bois.

L’arrivée de populations venues du sud puis des conquistadors espagnols aurait apporté de nouveaux ingrédients, conduisant à la forme connue de nos jours. On peut cependant la rapprocher de méthodes de préparation culinaires similaires existant dans presque toutes les cultures polynésiennes.

Ingrédients pour 4 personnes : 1,5 kg de moules, 1,5 kg de palourdes, vin blanc, 4 grosses saucisses non fumées, 8 morceaux de lard fumé, 4 cuisses de poulet, 4 pommes de terre, 8 galettes de pain

Pour la sauce : 3 tomates, 1 oignon, quelques feuilles de coriandre, le jus d’un citron.

Au fond d’un grand faitout, mettre du vin blanc, y déposer les palourdes et les moules. Recouvrir avec les saucisses fumées, le lard fumé, les cuisses de poulet, les pommes de terre moyennes. Faire cuire et servir. Pour la sauce, couper les tomates en dés, l’oignon finement, ciseler les feuilles de coriandre et rajouter le jus d’un citron. Récupérer le bouillon et le servir à part dans un bol. Galettes de pain et sauce pour accompagner.

On a aussi eu la chance de goûter de la « carica du Chili » servie chaude avec de la crème : un véritable délice.

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Cariaca

Carica

Carica (ou papaye chilienne): Fruit unique, la Carica pousse uniquement dans une zone semi-aride du Nord du Chili, la Limarí Valley. Son arbre à feuillage ne vit que 6 ans. Jaune pâle, la Carica offre un joli arôme. D’un goût combinant à la fois la mangue, l’abricot, l’ananas, la poire et la pêche, Sa texture est légèrement croquante, sa saveur plaisante est unique.

Guillaume travaille dans une usine de pêche et conditionnement de saumon qui fait vivre plusieurs familles dans le village. Il a eu une vie professionnelle mouvementée, parmi ces différents jobs, nous avons retenu qu’il a travaillé dans la maintenance dans les mines du Nord du Pays. Mais suite à des soucis de santé l’empêchant de travailler sous terre, il a ouvert avec un ami une épicerie/boucherie dans le village qui abritait les mineurs. Comme les affaires n’allaient pas très bien et que le climat politique se détériorait au Chili, il est venu travailler dans l’électronique en France pendant 11 ans. C’est là qu’il est devenu un ami proche des parents de Flo. A son retour au Chili il a ouvert un restaurant à Témuco, avant d’arriver sur l’île de Chiloé et assurer la maintenance des machines de l’usine de conditionnement de saumon.  C’est un homme plein de ressources.

Entre deux festins nous avons fait des petites balades digestives qui nous ont permis de prendre de belles photos de Quellon et ses alentours.

Nous logions dans ce qui s’appelle en Amérique du Sud et particulièrement au Chili : « una cabana ». Ce n’est pas littéralement une cabane mais un joli petit chalet en bois.

Notre "Cabana"

Notre « Cabana »

A Quellon nous avions vue sur mer et heureusement un petit poêle pour réchauffer le salon car les nuits sont fraîches à cette période. Nous aurions dû être en pleine saison des pluies mais nous avons eu de la chance car au final plutôt du soleil ou un temps gris mais très peu de pluies.

Après ces quelques jours passés en compagnie de Guillaume et sa famille, la séparation fût difficile mais il nous fallait reprendre notre route. En remontant l’île, nous sommes allez fouler les immenses plages à proximité de Cucao balayées par les vents, où de drôles de touristes étaient venues elles aussi respirer l’air frais du large.

L’île de Chiloé est entre autre célèbre pour ses églises, entièrement construites en bois et dont les couleurs peuvent parfois être originales. L’église de Chonchi et plus généralement toutes celles de l’île sont des chefs d’œuvre d’architecture intéressants à visiter. Il y a plus d’une cinquantaine d’églises et chapelles en bois sur l’île, toutes construites au 18ème siècle. Seize d’entre elles sont inscrites au Patrimoine Mondial de l’humanité par l’Unesco. Ces édifices sont les témoins d’un christianisme implanté par les jésuites.

A Castro, il y a des photos « carte postale » de maisons multicolores (souvent sur pilotis, les palafitos). Les maisons sont peintes avec les restes de peinture des bateaux, ce qui explique leurs couleurs vives. Il manquait un peu de soleil sur nos photos pour les faire bien ressortir.

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C’est aussi à Castro que se trouve la plus belle église, elle est colorée en jaune et violet et est intégralement construite en bois. Impressionnante, c’est pour nous la plus belle de l’île.

Nous avons dormi tout au nord de l’île à Ancud où nous avons pu observer un joli couché de soleil sur le port. C’est la ville la plus peuplée de l’île (environ 40 000 habitants) et un endroit idéal pour partir tôt le matin observer les loutres, quelques pingouins (la majorité ayant déjà migré à cette saison), des phoques et des oiseaux comme les Cormorans.

L’océan Pacifique était agité, la balade en bateau n’était pas pour les estomacs fragiles de Méla et Philippe… heureusement le tour n’a pas duré suffisamment longtemps pour qu’ils nourrissent les poissons!

Après un petit resto entièrement décorés avec des cartes de visite, nous avons quitté l’île de Chiloé en direction du volcan Osorno.

2 Commentaires

  1. Vraiment des bons souvenirs et des émotions très fortes encore merci à Guillaume et sa famille. Papa

  2. Merci pour les photos, c’est beau a voir toujours Chiloé car le temps gris c’est le plus courant…c’est ce qui fait plus mystique cette ile!!

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