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Tour du monde de Mélanie et Florent

Hobart et la surprenante galerie d’art Mona

Hobart et la surprenante galerie d’art Mona

En Tasmanie, plus particulièrement à Hobart, nous sommes accueillis et hébergés par Lucia, une cousine éloignée de Florent qui vit avec son fils Christopher .

Nous avons fait du stop de l’aéroport jusqu’à Hobart et rejoints Lucia à son travail pour déposer nos affaires et ainsi profiter de la journée pour nous balader dans la ville.

Cependant, après un tour à l’office du tourisme, on s’est rendu compte qu’il était compliqué de se rendre au départ de l’Overland track (notre première grosse randonnée en autonomie). Effectivement, il y a peu de bus au départ de Hobart, ils sont chers et obligent à passer une nuit à Launceston l’avant-veille du départ.

Nous refusions cette option car nous voulions passer un maximum de temps en famille. Nous avons donc géré les aspects logistiques pour finalement louer une voiture pour rejoindre Launceston tôt le matin où nous pourrions prendre directement un bus pour rejoindre le Parc National.

Flo s’est initié aux joies de la couture pour réparer son sac.

J'adore la couture !
J’adore la couture !

Hobart est une petite ville assez mignonne, au bord de la mer. Nous avons terminé nos préparatifs en achetant nos bonbonnes de gaz pour la semaine, des gourdes et fait les courses de nourriture pour les 8 jours où nous serions en complète autonomie dans la nature. Le soir, nous nous sommes installés chez Lucia comme à la maison et elle nous a même cuisiné de bons petits plats. Après la nuit passée à l’aéroport, nous étions heureux de retrouver un foyer douillet.

Comme la location de la voiture était de 24h, on l’a prise dès le lendemain pour se promener aux alentours de la ville et surtout aller visiter une galerie d’art qui est devenue l’attraction numéro 1 en Tasmanie : la galerie Mona.

Nous qui n’aimons pas spécialement les musées, nous nous sommes surpris à rester plus de 4 h (sans avoir déjeuner) dans cet immense bunker construit par un particulier pour exposer ses multiples œuvres d’art plus folles les unes des autres.

Le musée est tout simplement génial, il n’y a rien de conventionnel : pas d’explications des œuvres au mur, mais chacun a un smartphone, qui au fur et à mesure que tu avances dans les différentes pièces te géo-localise et te propose des interviews de l’auteur, de la musique, les raisons de l’achat de cette œuvre, des anecdotes, etc.

Bref, ainsi tu peux faire ta visite sur mesure et te laisser surprendre par des œuvres impressionnantes comme :

– la machine qui reproduit la digestion : nourrit à heure fixe, elle produit littéralement des excréments (il y a même l’odeur dans la pièce!),

– la « fat car » : une Porsche gonflée de toutes parts, que nous avons interprétée comme une satire de la société de consommation,

– plusieurs écrans diffusant des vidéos de fans de Madonna qui chantent simultanément a cappella son album,

– un sarcophage égyptien de plus de 2000 ans,

– un tunnel sonore d’une cinquantaine de mètres qui en fonction de la manière de se déplacer produit des sons différents,

– des tiroirs qui quand tu les ouvres te disent « I love you » avec des voix différentes,

– un couloir d’ampoules qui clignotent au rythme cardiaque de chaque personne ayant touché deux poignées métalliques au départ,

– un canapé avec une machine à euthanasie commandée par un ordinateur : tu cliques sur un bouton et l’ordinateur te relates les différentes étapes jusqu’au « vous êtes mort ! ».

L’œuvre qui a le plus marqué Flo est : ARTIFACT de Gregory Barsamian

C’est une tête géante, comme le dessus d’un colosse qui repose sur le côté à même le sol. Au premier abord elle ressemble à une sculpture assez classique en métal, mais lorsque l’on s’en approche on peut observer l’intérieur grâce à de petites ouvertures discrètes. Là on y découvre une animation : des pommes tombent dans des mains vertes, se transforment en liquide qui lui-même tombe dans un chapeau. Tous ces éléments sont fixées à l’aide d’un réseau de serpentins métalliques qui tournent à grande vitesse. Avec le clignotement de lumières stroboscopiques, les objets apparaissent instantanément arrêtés dans différentes positions : un spectacle envoûtant ! L’artiste a voulu représenté le fait que nos sens nous envoient plus de 20 millions d’informations à la seconde alors que notre cerveau les filtrent pour en interpréter seulement 15 à 20. C’est pour cela que le monde (pourtant si complexe) nous apparaît parfois si simple.

Il y a beaucoup d’œuvres modernes mais aussi une collection d’objets de l’Égypte Antique. Certaines œuvres sont volontairement choquantes pour surprendre le visiteur et l’amener à réfléchir ou à débattre. Certaines ne nous ont pas du tout plus, mais cela fait aussi parti du charme de cette galerie.

Bref un musée impressionnant, immense et surtout original que l’on recommande les yeux fermés (et ce même si l’entrée est à 20 dollars). Pour nous ça à été un véritable dépaysement.

Tasmanie : Explore les possibilités

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